chronique-du-coran

Chronique du Coran : Tirer bénéfice du livre saint

 « Lisez le Coran car il viendra le Jour de la résurrection en intercesseur pour les siens. » (sahih Muslim)

Au nom de Dieu, Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux,

J’atteste que nul n’est en droit d’être adoré que Dieu Seul et sans associé, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et messager.

Le Coran est le dernier des livres révélés par Dieu à l’ensemble de l’humanité, un guide, une lumière, une miséricorde et un miracle. Il est sous la protection du Seigneur jusqu’à la fin des temps : intouchable et inchangeable, des milliers de personnes le lisent, l’apprennent, le récitent, l’enseignent jour après jour depuis sa révélation.

S’il convient au musulman d’entretenir une proximité avec le Coran, il y a de multiples manières d’en tirer un maximum de bénéfices avec l’aide et la grâce de Dieu Tout-Puissant.

 

chronique-du-coran

Le doute n’est pas permis 

Tout d’abord, celui qui le lit doit le lire avec la pleine conviction que ses versets émanent du Très-Haut et qu’aucun doute n’est permis à leur sujet. En effet, si le Coran s’adresse à l’Humanité, il ne pénètre l’âme que de celui qui croit avec certitude et bénéficie de la guidée divine.

« C’est le Livre au sujet duquel il n’y a aucun doute, c’est un guide pour les pieux qui croient à l’invisible et accomplissent la Salat et dépensent [dans l’obéissance à Allah], de ce que Nous leur avons attribué. Ceux qui croient à ce qui t’a été descendu (révélé) et à ce qui a été descendu avant toi et qui croient fermement à la vie future. » (sourate 2, versets 2 à 4) ;

« Mais non… Je jure par ce que vous voyez, ainsi que par ce que vous ne voyez pas, que ceci [le Coran] est la parole d’un noble Messager, et que ce n’est pas la parole d’un poète; mais vous ne croyez que très peu, ni la parole d’un devin, mais vous vous rappelez bien peu. C’est une révélation du Seigneur de l’Univers. Et s’il avait forgé quelques paroles qu’il Nous avait attribuées, Nous l’aurions saisi de la main droite, ensuite, Nous lui aurions tranché l’aorte. Et nul d’entre vous n’aurait pu lui servir de rempart. C’est en vérité un rappel pour les pieux. Et Nous savons qu’il y a parmi vous qui le traitent de menteur; mais en vérité, ce sera un sujet de regret pour les mécréants, c’est là la véritable certitude. Glorifie donc le nom de ton Seigneur, le Très Grand ! » (sourate 69, versets 38 à 51) ;

« (…) Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste ? Ceux d’entre vous qui agissent de la sorte ne méritent que l’ignominie dans cette vie, et au Jour de la Résurrection ils seront refoulés au plus dur châtiment, et Allah n’est pas inattentif à ce que vous faites. » (sourate 2, verset 85)

 

Le comportement face au Coran 

Ensuite, il convient de lire le Coran avec un cœur ouvert, serein et déterminé à saisir la parole de son Seigneur. Le Coran n’est pas un simple livre, un roman que l’on lit pour passer le temps ou se changer les idées. Il est la parole de Dieu Le Très-Haut et doit être considéré avec les égards qui lui sont dû. Purifié, tranquille, sans risque d’être dérangé et sans empressement, le croyant doit tourner sa poitrine vers son Créateur, prêt à accepter et recevoir Son message. Il doit également avoir la ferme conviction que Dieu s’adresse directement à lui ; chaque passage du Livre saint doit le toucher, l’ébranler, l’atteindre. Dieu, L’Unique, nous parle ! Il, gloire à Lui, s’adresse à chacun d’entre nous et chacun d’entre nous, lors de sa lecture, doit s’imprégner du message divin.

Une fois que le musulman s’est préparé à la lecture coranique, il doit adopter l’usage de méditer sur le sens des versets. Pour ce faire, il est nécessaire de s’accompagner d’un commentaire, un « tafsîr » (exégèse). Ces commentaires, parmi les commentaires authentiques et reconnus, s’accompagnent des détails concernant la révélation, de ahadith et de paroles des compagnons, et permettent ainsi de replacer certains versets dans leur contexte.  « Ne méditent-ils pas sur le Coran ? Ou y a-t-il des cadenas sur leurs cœurs ? » (sourate 47, verset 24)

Lorsque le croyant aura pris l’habitude de lire le noble Coran avec un cœur exclusivement et sereinement tourné vers son Seigneur et qu’il s’efforcera le plus souvent de lire avec concentration et méditation, qu’il s’astreigne un rythme régulier de lecture afin d’apprendre le Coran et de parer à l’insouciance et à l’oubli ! Le Coran, au Jour de la résurrection, sera un argument contre ou en faveur du serviteur. Aussi, il est important, pour celui qui désire ardemment gagner le Paradis promis aux pieux, de lire régulièrement le Coran, d’en faire un proche compagnon, afin d’espérer en sa lumière ici-bas et dans l’au-delà. « Lisez le Coran car il viendra le Jour de la résurrection en intercesseur pour les siens. » (sahih Muslim)

 

Les salafs et le Coran 

Etudions l’attitude de ceux qui nous ont précédés dans la foi vis-à-vis du Livre saint :

Certains parmi nos pieux prédécesseurs terminaient la récitation du Coran toutes les trois nuits. D’autres l’achevaient toutes les sept nuits, tandis que d’autres encore le terminaient toutes les dix nuits. Ils récitaient le Coran dans leurs prières ainsi qu’à d’autres moments.

Dans un hadith rapporté par Bukhari, Abdullah Ibn Masûd dit : « Le Messager d’Allah a dit : « Récite-moi (le Coran). » Je lui dis alors : « Comment puis-je te le réciter alors que c’est à toi qu’il a été révélé ? » Le Prophète, paix et bénédictions sur lui, dit : « J’aime l’écouter de quelqu’un d’autre. » Abdullah Ibn Masûd dit alors : « J’ai récité le Coran à partir de la sourate « An Nissa » (les femmes) jusqu’au verset « Comment seront-ils, quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te ferons venir (Muhammad) comme témoin contre ces gens-ci ? » (verset 41). Le Prophète dit alors : « Cela suffit. » Je me suis tourné vers lui et j’ai vu des larmes couler de ses yeux ». »

De nombreux récits nous sont rapportés qui font mention de compagnons pleurant durant la récitation et l’écoute du Coran, ceci car ils avaient conscience de la vérité et de l’importance des mots prononcés. Lorsque l’enfer était mentionné, ils imploraient Dieu de les en préserver et lorsque le paradis était mentionné, ils imploraient Dieu de le leur accorder. Sachant qu’ils furent les meilleurs hommes à avoir foulé cette terre, il y a là un exemple pour qui désire bénéficier de tous les avantages que nous offre le Livre de Dieu.

 

Le Coran, nous le savons tous, est un guide, un remède mais aussi et surtout une proximité directe avec son Seigneur, un moyen de trouver la paix. Le Coran est une miséricorde mais il peut se retourner contre celui qui l’a lu mais ne l’a pas appliqué, celui qui le possédait mais ne le lisait jamais, celui qui l’a appris mais ne l’a pas partagé… Que Dieu nous en préserve !
Qu’Il, exalté !, nous compte parmi les fidèles, les lecteurs assidus et qu’Il nous en accorde la compréhension. Qu’Il nous permette de l’apprendre, l’appliquer et en tirer profit ! Puisse Sa révélation être notre plus proche partenaire tout au long de notre vie et intercéder en notre faveur au jour dernier.

« Seigneur ! Ne fais pas dévier nos coeurs après que tu nous as guidés ! Accorde-nous Ta miséricorde, car Tu es le Dispensateur Suprême. » (sourate 3, verset 8)

 

Affectueusement, votre soeur

Ces articles devraient te plaire aussi

A propos de l'auteur
Ilham
As salamou alaykoum ! Je suis Ilham, fondatrice d'Avenue des Sœurs, passionnée par tout ce qui concerne ma oumma et animée par l'envie de voir mes sœurs fillah s'épanouir tant dans leurs activités quotidiennes que dans leur foi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *