démotivateurs

Entreprendre sur le net : 5 choses démotivantes que vous allez entendre !

Par sa nature, l’être humain a toujours une petite réticence à aller vers l’inconnu, à quitter sa petite zone de confort. Heureusement, de plus en plus de monde saute le pas en entreprenant une activité via internet. Toutefois, au moment de parler de leur projet, les entrepreneuses font face aux démotivateurs et à leur lot de phrases pessimistes. Voici 5 choses à ne pas écouter lorsque l’on veut se lancer !

Au moment d’entreprendre, chacun est confronté à ses propres craintes, à ses propres peurs de l’échec. On réfléchit, on doute et après une longue hésitation : on se décide enfin. Plein d’enthousiasme, on commence à élaborer un plan, des idées, des projets. Mais beaucoup reste à faire. Puis, vient le moment d’en parler à son entourage, à ses amis, à sa famille. Lors de cette étape, si vous n’êtes pas bien préparées, vous risquez de faire un retour à la case départ. Certaines personnes, très sceptiques, ne manqueront pas de vous partager leurs doutes quant à votre réussite. Un petit aperçu de ce à quoi vous devez vous attendre.

« Ouais mais travailler sur internet, c’est pas un vrai travail. »

Alors ça, c’est surement la première chose que vous entendrez, avec ses petites variantes : « Ça sera juste pour le week-end c’est ça ? », « Et ton vrai travail à côté, ça sera quoi ? ». Aujourd’hui, le net est un moyen incontournable pour se lancer sans trop dépenser. C’est une chose qui fait partie intégrante de notre société. Malgré tout, travailler « sur internet », est encore une chose qui paraît très floue et inconcevable pour certains. On a même l’impression que ce n’est pas socialement valorisé, presque rabaissant. Pour preuve, il n’est pas rare d’entendre des phrases comme : « Tu as fait Bac + 5 pour faire ça ? ».

Pourtant, il faut savoir que selon une étude belge, « le travail à domicile a fortement augmenté auprès des personnes justifiant d’un niveau d’instruction élevé. En 2015, près d’un quart des personnes hautement qualifiées travaillaient partiellement ou totalement à domicile. » (Statistics Belgium). Alors, que l’on soit diplômées ou non ; gérer son site web, assurer sa communication, sa comptabilité, offrir des services ou des produits de qualité, garantir un service après-vente, une livraison en temps et en heure : oui, c’est un « vrai » travail. Enfin je crois.

 

« Tu vas rester chez toi, toute la journée et te couper du monde ? »

Autre passage obligatoire, le fameux coup de la « désocialisation ». Et bien oui, il faut croire que le travail est le seul et unique moyen de se socialiser. En France, il y aurait près de 500 000 travailleurs à domicile. 500 000 parias, marginaux qui ne sortent pas tous les matins, à la même heure. Quelle honte !

Plus sérieusement, tout le monde n’est pas forcément friand du monde de l’entreprise. Les croustillants petits potins de la machine à café et de les fascinantes rumeurs de couloir ne passionnent pas tout le monde. Alors oui, travailler chez soi peut s’avérer compliqué pour certains car le lieu de vie et le lieu professionnel sont un seul et même espace. Toutefois, pour ceux qui choisissent cette option, elle représente aussi tout un tas d’avantages : l’autonomie, l’indépendance, l’organisation, la disponibilité pour son foyer ou sa famille. Et puis, le travail c’est le travail. La socialisation peut avoir lieu dans 1000 autres cadres : sorties et rencontres en famille, entre amies, ou même entre professionnels. Les indépendants travaillent souvent en synergie les uns avec les autres. En plus, travailler en pyjama avec les cheveux en pétard : ça n’a pas de prix !

« Tu n’as aucune sécurité de l’emploi, tu ferais mieux d’être salariée. »

La sécurité de l’emploi, est aussi une remarque incontournable. C’est une des raisons pour laquelle les entrepreneurs hésitent eux-même à se lancer. Cette idée est souvent formulée par d’autres remarques comme « Tu ne pourras pas en vivre. », « J’en connais plein qui ont arrêté parce que ça ne marchait pas. », « Peu de personnes arrivent à vivre en travaillant chez eux. ». Mais dites-vous bien une chose : si personne ne se mouille, alors, le fameux « Tu ferais mieux de chercher un poste de salarié » n’aurait même pas lieu d’être.

Avant de pouvoir engager des salariés, il y a eu, à l’origine d’une entreprise, un entrepreneur comme vous, avec ses doutes, ses peurs, ses démotivateurs. Sauf que lui, il n’a pas abandonné. Il s’est lancé. Alors, pourquoi pas vous ? Certes, il ne faut pas imaginer vivre confortablement de son entreprise dès son lancement. Cependant, les choses évoluent petit à petit et à l’arrivée, la fierté du chemin parcouru est énorme et à votre tour, vous pourrez offrir de l’emploi.

« Non, laisse tomber. Ça sert à rien, ça marchera pas. »

Sans trop de détails, parfois, on vous balancera cette phrase ; comme ça, sans analyse, sans arguments. Comme si, avec une certitude inébranlable, on pouvait décréter par avance, que l’échec était assuré. On vous juge incapable ou pas assez qualifié. On trouve aussi dans le même genre : « Si personne ne l’a déjà fait, c’est que ce n’est pas si brillant que ça. » ou encore, « Les gens ne voudront pas payer, c’est trop cher. » Alors bien sûr, vous devez faire une étude de marché et voir si les caractéristiques de votre produit sont adaptées au prix. Cependant, rien ne peut affirmer de manière aussi certaine que « ça ne marchera pas ». On sous-entend que votre idée n’est pas bonne, soit parce qu’elle est nouvelle, soit parce qu’elle ne l’est pas justement. Lorsqu’elle n’est pas nouvelle, on vous dira que le marché est saturé et que vous n’avez aucune chance. Quoiqu’il en soit, une stratégie adaptée doit vous permettre de vous distinguer de la concurrence. Et puis, si personne ne l’a fait avant, c’est peut être parce que personne n’a osé. Alors vous, OSEZ !

 

« Mais comment tu vas faire, c’est pas du tout ton domaine ?! »

Oui, tout le monde ne sait pas gérer un site web, tout le monde ne connaît pas les rouages du commerce, ses règles, ses prescriptions juridiques ou encore, les techniques de communication. Vous êtes peut-être sociologue ou pâtissière de formation et vous voulez devenir e-commerçante ou webmaster ! Qu’à cela ne tienne, pourquoi pas ? Vos études ou vos expériences passées devraient-elles vous enfermer dans un rôle ? Non. Si vous avez envie de changer de voie pour vous épanouir, formez-vous et servez-vous de ce que vous avez appris auparavant. Rencontrez des professionnels, renseignez-vous sur internet, dans des livres. N’ayez pas peur de reconnaître que « vous ne savez pas ». Beaucoup de personnes autodidactes y arrivent, alors pourquoi pas vous ?
Cependant, votre entourage n’est pas forcément à fuir. Il peut mettre l’accent sur des points intéressants grâce à un regard extérieur. De plus, ils pourraient être des clients potentiels. Toutefois, ne prenez pas en considération tous leurs doutes et critiques infondés qui ne vous font pas avancer. Faites la part des choses, préparez bien votre projet, posez-vous les bonnes questions et lancez-vous. Rappelez-vous, Churchill a dit : « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit une opportunité dans chaque difficulté. ». Alors prêtes pour le changement ?

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A propos de l'auteur
Sirine S.
Entre journalisme, traduction et communication, je me sens à mon aise dans ce vaste domaine qui me passionne : l'écriture. Le coeur en Amérique latine, j'aime partager ma passion et traiter de pleins d'autres sujets différents.

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